Les 5 clés de l'alimentation santé
Abreuvés par une surcharge d’information denses et parfois compliquées sur l’alimentation santé, les Français se sentent-ils perdu ?
Auraient-il des difficultés à passer à la pratique ?
Force est de constater que les comportements alimentaires ne bougent que trop peu...
C’est pourquoi le Conseil d’Administration de la Fondation d’entreprise PiLeJe, présidé depuis juin 2011 par le
Docteur Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, a mis en avant 5 conseils simples,
pratiques et accessibles par le plus grand nombre !
Les 5 cinq clés fondamentales de "l’Alimentation Santé" mises en avant
sont : la densité micronutritionnelle, l’équilibre acido-basique,
l’équilibre des apports entre sodium et potassium, le choix des bonnes
huiles et le rôle des acides gras, et enfin, des conseils pour inventer des
"gestes santé" (composer des paniers ou des menus santé, développer sa
créativité...).
Ces "5 clés de l’alimentation santé" ont été
présentées lors de nombreuses conférences-débats depuis 2005 et sont
décrites dans un fascicule simple et accessible à chacun : explications
concrètes, gestes pratiques et astuces savoureuses pour prendre en main sa
propre alimentation.
Celui-ci est distribué gratuitement par la Fondation
d’entreprise PiLeJe et est disponible en téléchargement gratuit sur le site
www.cuisinezvotresante.fr.
1 - La densité micronutritionnelle, vers les calories pleines !
Dans les aliments, on trouve :
- Des nutriments –protides (protéines), lipides (graisses), glucides (sucres),
fibres – apportant de l’énergie dont l’unité de mesure est la calorie.
- Des micronutriments – vitamines, minéraux, oligo-éléments...–, catalyseurs
indispensables au bon fonctionnement de nos cellules et de l’organisme.
En privilégiant les aliments riches en ces précieux micronutriments, en
adoptant ainsi une alimentation à "forte densité micronutritionnelle",
nous contribuons à notre bien-être et notre santé !
Chaque jour, dans nos assiettes, prenons l’habitude d’inviter des fruits et des légumes, des
aliments non transformés, frais ou surgelés et des produits non raffinés
comme le riz complet ou le pain complet, les légumineuses...
Ces aliments
apportent des calories pleines de micronutriments !
Consommons des
fruits et légumes pour le plaisir, les couleurs et les vitamines : 100g de
carottes couvrent 204% des besoins quotidiens d’un adulte en provitamine A;
100g de kiwis, 250% en vitamine C et 25% en vitamine E; 100g de
bananes, de pommes de terre ou d’avocats couvrent 7% des besoins en
vitamine B1 !
2 - Le sodium et le potassium, comment rééquilibrer la balance santé ?
Nous consommons beaucoup trop de sel – entre 8 et 10
g en moyenne par jour au lieu des 5 g maximum recommandés par l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) – et trop peu de potassium : seulement 3g au
lieu des 8g dont nous aurions besoin quotidiennement.
Or, l’excès de sel,
associé à un apport insuffisant en potassium (micronutriment contenu en
grande quantité dans les fruits et légumes), est l’un des facteurs de risque
majeur d’hypertension et d’accident cardiovasculaire...
Alors, que faire
? Supprimer la salière n’est pas l’unique solution, elle ne représente en
moyenne que 10% des apports en sel !
Mieux lire les étiquettes, réduire la
consommation de produits très salés (charcuterie, fromage, plat préparé,
pain...), assaisonner les légumes avec des épices et des aromates...
Et
surtout, augmenter les apports en potassium !
Quelques industriels et
artisans commencent à réduire l’apport en sel dans le pain, les
charcuteries, les conserves...
Le boulanger peut faire du pain moins salé :
il est souvent meilleur et plus chargé en arômes !
Découvrir les
aliments les plus riches en potassium...
3 - L’équilibre acido-basique, les bons choix et les bonnes associations alimentaires
Une troisième clé et une bonne raison de plus pour consommer des fruits
et légumes...
Les aliments peuvent être classés en trois catégories :
- Alcalinisants : tous les fruits et légumes (même les citrons et les tomates !), les jus de fruits et de légumes.
- Neutres : les légumineuses, les huiles végétales, les corps gras, certaines boissons, les yaourts, les
fromages à pâte fraîche comme les petits suisses ou le fromage blanc.
- Acidifiants pour l’organisme : les viandes, les fromages fermentés à pâte
molle et à pâte dure, les poissons et les céréales.
L’excès d’aliments
acidifiants favorise l’ostéoporose et les calculs rénaux, par la fuite de
minéraux (calcium et magnésium...).
Pour prévenir ce risque, il suffit de
bien combiner les aliments.
Ainsi, une viande associée à un légume et du
fromage avec de la salade ou des figues respectent l’équilibre
acido-basique.
Manger abondamment du fromage, en donner à ses enfants à
chaque repas, sans apporter dans le même temps assez de légumes et de fruits
conduit à l’effet inverse de celui recherché : au lieu de construire et de
préserver le capital osseux, cela le fragilise !
4 - Les acides gras indispensables, quelles huiles choisir ?
Pour améliorer nos fonctions cardiovasculaires et notre métabolisme, il existe un geste très
simple au quotidien : le choix des bonnes huiles.
Elles contiennent certains
acides gras, comme les fameux omégas 3, qui sont dits “essentiels” car ils
participent à de très nombreuses fonctions cellulaires ou “indispensables”
car nous ne pouvons pas les fabriquer.
Consommer chaque jour de l’huile de
colza, riche en oméga 3, dans un mélange équilibré avec de l’huile d’olive,
permet de bénéficier du rapport idéal oméga 6/oméga 3.
Peut-on chauffer
l’huile de colza ? Oui, à température modérée (160°C maxi).
Malgré sa
teneur élevée en oméga 3, l’huile de colza résiste très bien à des cuissons
douces, au four ou à la poêle, selon l’avis de l’Agence Française de
Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).
Quelle quantité d’huile chaque
jour ? 2 à 3 cuillères à soupe par jour du mélange colza/olive pour une
femme et 3 à 4 pour un homme.
Et si je n’aime pas l’huile de colza...
Le
mélange colza-olive est agréable sur le plan gustatif.
L’huile de noix, en
assaisonnement des salades et crudités, est très riche en oméga 3.
Mais elle
est très fragile à l’oxydation et donc très instable.
Il est préférable de
l’acheter en petit flacon opaque et de l’utiliser rapidement.
A éviter à
la maison...
Les huiles d’arachide, de tournesol, de maïs, de pépins de
raisin ou de palme sont très utilisées au restaurant, dans les cantines et
dans les préparations industrielles.
Elles doivent être avantageusement
remplacées, chez soi, par l’huile de colza !
Plusieurs études ont montré
que l’alimention santé crétoise permettait la diminution des facteurs de
risques de maladies cardiovasculaires.
L’un des secrets de cette
alimentation est l’importante consommation d’oméga 3.
Dans nos assiettes, en
France, on les retrouve dans l’huile de colza et dans les poissons gras à
consommer au minimum deux fois par semaine : saumon, sardine, hareng...
5 - Variété et complémentarité, inventons de nouveaux « gestes santé »
Il n’y a pas d’aliment magique !
On ne trouve pas "tout" dans un seul
aliment.
Une alimentation routinière et monotone risque donc d’engendrer des
déficits ou des excès.
Seule la variété permet une couverture efficace de
nos besoins.
Il n’y a pas de bons ou de mauvais aliments !
C’est la
quantité et la qualité dans notre assiette qui déterminent une "alimentation santé".
Il faut jouer de la complémentarité des aliments.
Les produits laitiers : en quantité raisonnable !
Les produits laitiers
apportent des nutriments et des micronutriments utiles… mais ils contiennent
parfois des éléments moins favorables s’ils sont consommés en excès !
Recherchons le juste équilibre...
Faire le choix quotidien d’un produit
laitier sans sucre ajouté ou d’une quantité modérée de fromage permet de se
faire plaisir tout en préservant sa santé !
Au revoir la routine !
Et si
nous changions de rayons, de marchés, d’épiciers, de producteurs ?
Lançons-nous à la recherche des filières qui valorisent l’alimentation santé
et préservent l’environnement !
Soyons curieux et varions les goûts et les
textures : légumes crus ou cuits, croquants et frais, doux et fondants...
Golden, Royal Gala, Granny Smith...
Pourrions-nous citer d’autres
variétés de pommes ?
Il en existerait plus de 7.500 dans le monde et nous
n’en connaissons, généralement, que... 3 !
Source : Fondation
d’entreprise PiLeJe
LA LETTRE D'INFORMATION DE L'AFD - JANVIER
2012/N° 64