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Nouvel étiquetage "sans OGM" à partir du 1er juillet 2012

Un décret paru au Journal Officiel le 1er février 2012 et en application à partir du 1er juillet 2012, définit les règles d’étiquetage des produits "Sans OGM".

Pour la première fois, il sera possible d’identifier, dans les rayons du supermarché, les produits issus d’animaux nourris sans OGM.

3 allégations pour identifier les aliments sans OGM

Depuis 1998, la réglementation imposait la mention de la présence d’OGM (au-delà de 0.9%) sur les emballages.
Désormais, c’est aussi leur absence qui sera mise en valeur.
Le décret prévoit trois allégations autorisées, en fonction des ingrédients qui composent les produits :
Un affichage discret puisque ces allégations apparaîtront pour la plupart dans la liste des ingrédients.
Seuls les aliments dont l’ingrédient étiqueté représente plus de 95 % de la denrée pourront bénéficier d’un label "Sans OGM" sur la face principale de l’emballage, comme c’est déjà le cas pour le maïs ou le soja.

Les associations de consommateurs satisfaites


  Un label "sans OGM"
Les associations de consommateurs (l’UFC-Que Choisir et la CLCV) qui ont participé à l’élaboration du projet se félicitent : les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et les autres aliments provenant d’animaux nourris sans OGM, des denrées pour lesquelles il n’existait jusqu’à présent aucune information.

En effet, alors que plus de 80% du soja donné aux animaux d’élevage est transgénique, aucun moyen, excepté quelques initiatives isolées (Loué, Duc, Carrefour…) ne permettait jusqu’alors de faire son choix en connaissance de cause.

Le label "Sans OGM (<0,1%)" " inopérant"? 

En revanche, les règles établies par le décret sont déjà largement contestées par les organisations professionnelles, ainsi que les associations anti-OGM.

En effet, le Haut Conseil des biotechnologies a rendu un rapport au mois de janvier indiquant que la coexistence des cultures OGM et non-OGM telle que définie par un projet d’arrêté du Ministère de l’Agriculture ne permet pas de garantir une production végétale à un taux inférieur à 0,1% d’OGM sans réaménagement de l’espace.

Pour l’association Inf’OGM, aucune réorganisation n’étant prévue, le label "Sans OGM (<0,1%)" risque donc d’être "inopérant" car une contamination est toujours possible et le déclassement d’un lot suite à des contaminations est très coûteux. Quel producteur prendrait ce risque ?

Pour les apiculteurs, dont les abeilles butinent parfois bien plus loin que dans le rayon des 3 kms réglementaires, le décret est incohérent avec ce projet d’arrêté : La mise en œuvre de la loi passe par l’interdiction de la culture des OGM dans toute zone à proximité de ruchers, de cultures et de maïs population demandent l’UNAF, la Confédération Paysanne, la Fnab, FNE et les Amis de la terre dans un communiqué commun.

Enfin, l’étiquetage "Sans OGM" ne s’appliquera qu’aux espèces pour laquelle il existe une filière OGM. Pas de label, donc, pour les vaches nourries à l’herbe, les courgettes ou les haricots.

Par Toute la diététique du 10 Fevrier 2012