Se familiariser davantage avec les mots du diabète
Bien connaître son diabète passe par la maîtrise et la compréhension du vocabulaire utilisé par les soignants.
Chacun s'accorde à le dire, l'information et l'éducation thérapeutique du patient sont des facteurs essentiels dans une
prise en charge réussie du diabète.
Nous vous proposons de prendre connaissance d'un travail, mené en collaboration avec des professionnels de santé, effectué par le laboratoire ROCHE dans sa revue ACCU-CHEK.
En effet, bien connaître son diabète passe par la maîtrise et la compréhension du vocabulaire utilisé par les soignants, parfois un peu obscur, certes, mais en fait simple et très utile à partager pour bien se comprendre.
Cétonurie
C'est la présence de corps cétoniques (on dit souvent « d'acétone ») dans les
urines.
La présence de corps cétoniques dans le sang et leur passage dans les urines qui
accompagnent des taux élevés de sucre dans le sang signifie un important manque
d'insuline, donc d'un déséquilibre très sévère du diabète.
C'est un signe d'alarme.
Diabète
Tous les diabétiques ont en commun d'avoir un excès de sucre (glucose) dans le
sang.
C'est ce qui définit le diabète.
Non traité ceci s'accompagne d'urines plus abondantes, de soif et souvent de
fatigue.
Il existe différentes formes de diabètes ; l'origine de chaque forme de diabète
est particulière.
Diabète de type 1
On l'appelle diabète insulinodépendant car il nécessite toujours d'être traité
d'emblée et définitivement par insuline.
Il est lié à une destruction des cellules du pancréas qui sécrètent l'insuline
(voir îlots de Langerhans).
Ceci est la conséquence d'un trouble de l'immunité : normalement, nous avons des
moyens de défense qui luttent contre ce qui nous est étranger.
Ici un trouble fait que ces moyens de défense attaquent les cellules qui
fabriquent l'insuline.
Il s'installe donc rapidement un manque d'insuline qui ne peut être traité que
par l'apport de cette hormone (insulinothérapie).
Ce diabète apparaît le plus souvent chez des jeunes ou des enfants.
Néanmoins cette forme est loin d'être rare chez l'adulte.
Diabète de type 2
On connaît assez mal les causes de ce diabète.
C'est le plus fréquent de tous (90 % environ).
On sait qu'il apparaît en général après l'âge de 40 ans, chez des sujets en
excès de poids ou obèses et dans des familles de diabétiques.
L'insuline est fabriquée par le pancréas mais en quantité insuffisante par
rapport au taux de glucose (voir glycémie).
De plus, cette insuline a une action réduite (insulinorésistance).
Au début de la maladie, une alimentation correcte, une perte de poids,
l'activité physique, suffisent à ramener le taux de glucose(glycémie) à un
niveau satisfaisant.
Ensuite, il faut souvent, en plus, avoir recours à des médicaments (comprimés)
pour aider le pancréas à fabriquer plus d'insuline ou à mieux agir (lutter
contre la résistance à l'insuline).
Si tout cela ne suffit pas, et lorsque, avec le temps, les médicaments ne sont
plus efficaces, on doit avoir recours à des injections d'insuline
(insulinothérapie).
Diabètes secondaires
Cela signifie diabète qui est la conséquence d'une autre maladie.
Les causes sont nombreuses, auxquelles s'ajoutent des diabètes induits ou
révélés par des médicaments, cortisone, traitement pour les greffés, certains
médicaments pour des troubles psychiques graves.
Diabète gestationnel
C'est une forme de diabète qui apparaît
pendant la grossesse.
Il peut disparaître le plus souvent après la grossesse.
Mais les femmes qui en ont été atteintes, ont un risque plus important de développer plus tard un diabète, surtout
de type 2.
Glucagon
C'est une hormone produite par le pancréas dont l'effet est d'augmenter rapidement la glycémie.
Elle peut être administrée par injection, chez les diabétiques traités par insuline pour traiter en urgence une hypoglycémie sévère (en général si le diabétique a perdu connaissance ou ne peut se
réalimenter).
Glucose
C'est le principal sucre qui circule dans
le sang.
Il constitue un carburant pour tous les organes du corps.
Il provient soit des sucres de notre alimentation soit d'une fabrication par le foie (hors
des repas et durant la nuit).
Il est indispensable que le corps dispose
de sucre à tout moment comme énergie pour son fonctionnement, principalement pour le cerveau dont c'est la
seule source d'énergie.
C'est pourquoi
un manque de glucose dans le sang, (hypoglycémie) entraîne des troubles
de la conscience.
Glycémie
C'est le terme qui désigne la quantité de glucose (sucre) contenue dans le sang.
Glycosurie
C'est la présence de glucose (sucre) dans les urines, qui n'en contiennent pas à
l'état normal.
Le glucose en excès dans le sang (à partir de 1,8 g/l ou plus) passe dans les
urines.
On parle du "seuil rénal du glucose".
Cela s'accompagne d'urines plus abondantes et ensuite de soif importante afin de
compenser cette perte d'eau inhabituelle.
Hémoglobine glyquée (HbA1c)
C'est un test reflétant la qualité du
contrôle de votre diabète.
Le glucose se fixe à l'hémoglobine, d'autant plus que
la glycémie est élevée.
Cette hémoglobine sucrée ou HbA1c persiste dans le sang environ 3 mois.
Son taux traduit la qualité de l'équilibre
du diabète pendant cette période, soit durant les 3 mois qui précèdent la prise
de sang.
Hydrates de Carbone ou Glucides
C'est une des trois principales sources nutritives dans l'alimentation (avec les
lipides ou graisses, et les protéines).
Les glucides sont essentiellement représentés par les sucres et les féculents.
Leur digestion libère du glucose qui contribue à la glycémie.
Hyperglycémie
Le taux normal de glucose sanguin est d'environ 1 gramme par litre à jeun et
s'élève à 1,4 gramme par litre après un repas.
Hyper signifie "trop".
Donc au-delà l'excès de glucose porte le nom d'hyperglycémie.
Cette situation s'accompagne souvent d'urines abondantes et de grande soif.
On dit souvent une "hyper".
Hypoglycémie
C'est la baisse du taux de glucose dans le sang en-dessous de la normale.
Cette situation entraîne une sensation de fringale, des tremblements, une
pâleur, des sueurs et des difficultés à se concentrer.
Certains patients ressentent d'autres sensations.
On dit souvent une "hypo".
Insuline
C'est une hormone, une substance naturellement fabriquée par le pancréas.
L'insuline est fabriquée en permanence mais en petite quantité, tout au long de
la journée, si on ne mange pas, donc entre les repas comme la nuit.
Elle est fabriquée de façon rapide et importante dès que l'on mange et en
proportion de la quantité de sucres alimentaires contenus dans les repas.
Son rôle
Les organes ont besoin de glucose (sucre) comme énergie pour fonctionner.
Dans certains organes (muscles surtout) le glucose ne peut entrer dans les
cellules qu'en présence d'insuline qui ouvre les serrures de chaque cellule.
Sans insuline, le glucose qui est dans le sang ne peut aller vers les organes
qui en ont besoin.
Le glucose stagne et s'accumule dans le sang et son taux s'élève : c'est une
hyperglycémie.
Pancréas
C'est une glande située derrière l'estomac.
Elle est composée d'une partie qui sécrète des sucs digestifs pour la digestion
des aliments.
Cette partie du pancréas n'est pas atteinte par la maladie diabétique.
Par ailleurs, cet organe contient environ 1 million de très petits amas de
cellules appelés îlots de Langerhans.
Ils comportent les cellules ß qui fabriquent l'insuline et les cellules
α qui sécrètent le glucagon.
Ces îlots, insula en latin, ont donné leur nom à l'insuline.
Post-prandial
Synonyme de "après le repas". C'est la période qui suit les repas.
On incite à mesurer la glycémie, quelques fois ou fréquemment, 1h30 à 2h après
le début du repas.
C'est la glycémie post-prandiale.