SURVEILLER SA PROSTATE : C'est indispensable !
Pourquoi la surveiller?
Parce que la prostate est fréquemment le siège de tumeurs, le plus souvent bénignes (hypertrophie bénigne ou adénofibrome), mais certaines sont malignes et peuvent être traitées efficacement si on les dépiste à temps.
Comment dépister ? Par un toucher rectal et la mesure du taux de PSA (antigène spécifique de la prostate) dans le sang.
Ce taux augmente naturellement avec l'âge mais plus vite en cas de cancer, d'où l'intérêt d'un suivi régulier.
En cas de suspicion de cancer, seule une biopsie vérifie le diagnostic.
Dans certains cas, il peut être préférable de poursuivre la surveillance du PSA plutôt que de faire subir une biopsie inutile.
À partir de quand ? Dès 45 ou 50 ans en cas d'antécédents familiaux ou d'origine afro-antillaise.
Le cancer de la prostate est un cancer silencieux aux premiers stades de développement.
N'attendez pas les signes d'alerte (difficultés pour uriner, envies fréquentes, sang dans les selles, douleurs osseuses...) pour consulter !
Mon taux de PSA est-il normal ?
À partir de 3 ng/ml avant 65 ans et de 4 ng/ml après 65 ans, on considère qu'il existe
un risque de cancer.
Ces seuils permettent de repérer les cancers de petite taille (5 à 10 mm de diamètre).
Mais à ces taux "seuils", la biopsie n'est positive qu'une fois sur quatre.
Se surveiller oui, se traiter pas toujours
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent en France mais le
quatrième en termes de mortalité.
Il est souvent d'évolution lente, peu agressif on meurt plutôt avec qu'à
cause de lui.
Si plusieurs traitements existent, tous présentent le risque de causer des
troubles sexuels et urinaires.
Mieux vaut souvent continuer de surveiller que traiter.
Le cas échéant, discutez-en avec votre médecin et n'hésitez pas à prendre un
deuxième avis médical.
Article paru dans la revue "Bien-Etre et Santé" n° 262 de juin 2009.